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GIRL TALK : DESPERATE WORKING WIFE ?

Ca faisait bien longtemps qu’on ne s était pas fait un petit girl talk n’est ce pas ? faut dire qu’à force d’avoir la tête dans le guidon et les bottes dans le chantier, il n’y avait plus grand chose de « Girly » en moi … bien heureusement avec l’ouverture de la boutique, j’ai repris apparence humaine et les activités qui vont avec …

Bon je ne trouve toujours pas le temps de me faire les ongles alors que j’ai une manucure géniale juste à coté de la boutique, je n’arrive toujours pas à prendre plaisir le matin en m’habillant, je manque même cruellement d’imagination … je finis par m’habiller souvent avec la même chose. Et puis ces satanés petits kilos repris me foutent un bon coup à la féminité … bah oui il y a des femmes qui s assument à fond avec leurs formes mais moi dès que je me sens serrée dans mes vêtements ça me déprime d’essayer d’être féminine.

bref je m’égare ! le sujet d’aujourd’hui est tout autre …

Vois tu avant je travaillais au sous sol de ma maison, maison qui se trouve dans une petite ville des hauts de seine à 8 km de paris mais qui est loin de la vie trépidente de paris. Mais depuis que nos bureaux sont à levallois, Nous avons avec ma plus proche amie mis en place un rituel : le déjeuner desperate working wife !

C’est un peu comme si nos vies étaient des cocottes minute et que ce déjeuner hebdomadaire était la soupape qui nous permettait de ne pas exploser. On se prend une bonne bouteille de vin, on se raconte nos mésaventures, nos anecdotes, on rit, on pleure aussi presque qu’à chaque fois … c’est pourquoi il est important de changer régulièrement de restaurant pour ne pas être cataloguées Névrosées.

Bref on vide notre sac … sincèrement … sans jugement … et ça nous fait un bien fou ! On finit bien souvent un peu pompette, on parle beaucoup avec les mains, on ressasse les difficultés de la vie à Paris, de la vie en général aussi … puis on parle de nos enfants, de nos angoisses mais aussi de tous ces trucs adorables qu’ils font … on se confie sur nos challenges professionnels, sur nos difficultés financières, sur nos semaines de 55h, on se promet que si d’ici nos 40 ans on n a pas tout explosé professionnellement alors on se barre dans un coin paumé de la France, on s’achète un manoir et on vit de nos récoltes de légumes en élevant nos poneys …

Passé le 2ème verre, on commence à être plus philosophe. On se dit qu’on vit dans un monde pourri, que l’humanité se perd, que l’être humain perd en honnêteté, en sincérité … qu’on a bien souvent l’impression d’etre des ovnis sur cette terre … on se rapelle de toutes ces fois où on a été décues ou blessées par notre entourage et on se dit qu’on a de la chance de s’être trouvée, de savoir que quoi qu’il arrive dans nos vies on pourra toujours compter l’une sur l’autre … que malgré pas mal de mauvaises décisions amicales ωdans le passé, on ne s’est pas trompé en se choisissant … et bien sur on redevient émotives et on verse une autre petite larme …

Je faisais partie de ces nanas qui avaient une vraie bande de copines, toujours toutes ensemble, à faire des apéros, des voyages, à rire, à délirer, à tout partager ensemble et puis la vie vient vous frapper, vient vous tester avec votre plus grande faiblesse, votre enfant … vous regardez autour de vous et vous réalisez qu’on vit dans une société à 100 à lheure dans laquelle on n a pas le temps pour vous et vos épreuves. Les gens avancent, continuent … entendent votre souffrance mais n’ont pas le temps de l’écouter … Et puis il y a toujours quelques personnes qui elles sont des Ovnis … des exceptions … qui vous aiment avec ou sans épreuves, qui écoutent vos anecdotes et vos blagues autant qu’elles écoutent votre coeur saigner, qui n’attendent pas un SOS pour savoir quand vous sombrez, qui rient avec vous mais sont capables de pleurer avec vous également …

Je n’ai plus de temps, plus d’énergie et rarement l’envie de sortir, de me divertir mais lorsque j’ai besoin de ma soupape, je veux une vraie amie avec qui je peux tout partager sans avoir peur de me dévoiler. Une personne qui se réjouit sincèrement de mes victoires, qui me booste, qui m’inonde de sa positivité, quelqu’un pour qui j’ai du respect … une super desperate working mum qui comprend ma charge mentale, mes enjeux professionnels mais aussi la vie de maman … et puis surtout qui aime autant que moi un bon verre de rouge 😉

l expérience m a prouvée qu’une meute de copains ne sert pas à grand chose pour faire face aux épreuves de la vie et que bien souvent quelques pilliers suffisent amplement …

 

Commentaires (2)

  • Tellement vrai cet article, je me retrouve tellement dans, tes mots ❤️

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  • Ma chère Mona,
    Toi qui je ne me connaît pas mais que moi j’ai l’impression de connaître un peu depuis trois ans que je te suis, comme je comprends ton ressenti… De mon côté, je n’ai pas eu à vivre une terrible épreuve, mais je suis une fêtarde repentie (lol) et depuis la naissance de ma fille en 2015 ma vie de patachone a bien changé. Alors afin de ne pas avoir une absence de vie sociale non plus, une petite année après la naissance de ma fille, j ai lancé le concept du dîner entre meufs : inviter toutes mes copines parisiennes (qui ne se connaissaient pas forcément entre elles) à un dîner, entre meufs, donc, dans un resto sympas et différent à chaque fois. Celles qui peuvent viennent, on n’est jamais le même nombre. J’organise ça une fois par mois, depuis deux ans, et ces dîners sont ma soupape à moi, et à mes copines aussi j’espère. En mars dernier, j’ai même organisé un week end entre meufs et on est parti trois jours à Amsterdam, en auberge de jeunesse, c’était génial ! Continue ton dej qui te fait du bien, et pourquoi pas lance de ton côté ce dîner entre meufs, on boit du vin, on refait le monde, ça fait trop de bien ! Je te souhaite un super mois de décembre. Contrairement à toi, moi Noël je suis pas super fan. Bises Mona !

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